Don d’organes

Demandez votre carte d'ambassadeur du don d'organes

La greffe ou transplantation devient nécessaire pour remplacer ou suppléer un organe défaillant, et permettre à un malade de retrouver une existence normale. On parle d’autogreffe quand l’organe provient du malade lui-même. Certains organes peuvent être prélevés de son vivant (notamment la moelle osseuse), la majorité des organes vitaux sont prélevés après la mort.

La première greffe de moelle osseuse a eu lieu en 1956 en France, mais l’histoire de la greffe remonte à bien plus tôt.

Toute personne peut être donneur, de son vivant ou en état de mort encéphalique, sous réserve des résultats des examens qui attestent de la viabilité des organes à prélever. J’ai le choix de refuser tout prélèvement d’organes le jour de mon décès (inscription possible sur le Registre National des Refus, auprès de l'Agence de la biomédecine). Si je suis pour le don d’organes, je dois le signaler à mes proches et porter sur moi une carte d'ambassadeur du don d'organes. Elle facilitera le don quel que soit mon âge. Ce don sera anonyme et relève d’un acte bénévole.

 

 

Une greffe est la mise en place dans le corps humain d'un organe étranger qui lui est devenu nécessaire. On parle aussi de transplantation.

On greffe :

 Pour remplacer ou suppléer un organe en défaillance sévère et irréductible,et dont la fonction est vitale.,

 Pour permettre à un malade de retrouver une existence normale.

 

Une autogreffe est une greffe dans laquelle le greffon provient du sujet lui-même. Le donneur est aussi le sujet qui va recevoir la greffe.
Une allogreffe (ou homogreffe) est une greffe faite à partir d'un donneur.
Une xénogreffe est une greffe pratiquée entre deux organismes d'espèce différente, par exemple greffe d'un organe d'animal chez l'homme. Ce type de greffe n'est pas viable à l'heure actuelle.

Quels sont les tissus et les organes que l'on greffe ?

Prélevés de son vivant (plus de détails) :

  • Essentiellement les Cellules Souches Hématopoïétiques (ou moelle osseuse, donneurs familiaux
  • ou non)
  • Rein, entre proches du cercle familial
  • Peautissus et les organes que l'on greff
  • Fragments osseux
  • Lobe hépatique et lobe pulmonaire (exceptionnellement)

 

Prélevés après la mort :

  • Cœur
  • Foie
  • Rein
  • Cœur-poumon
  • Poumon
  • Pancréas
  • Os - cartilage
  • Cornée (partie transparente du globe oculaire, située devant l'iris - on ne prélève pas l'oeil)
  • Peau
  • Intestin (rarement)

Chacun peut-il être donneur ?

Tout sujet en état de mort encéphalique, malgré tous les efforts des médecins pour le sauver, doit être considéré comme un donneur potentiel. Dans ce contexte, les médecins entreprennent les recherches des antécédents médicaux et la réalisation d'examens sérologiques permettant de dépister d'éventuelles maladies transmissibles. Seuls ces examens, effectués juste avant le prélèvement, autoriseront ou non le don d'organes et de tissus. On ne définit pas de contre-indications à prori, et chaque citoyen est potentiellement donneur, quelque soit son état de santé du moment.

En pratique, la qualité fonctionnelle du greffon dépend en grande partie des conditions dans laquelle survient la mort. Un organe dont la fonction est douteuse sera refusé.

Il n'y a pas de limite d'âge légale, cela dépend des organes concernés. Le critère retenu est la qualité des organes prélevables. C'est l'état physiologique du donneur et les circonstances de sa mort qui en décident.

Comment puis-je faire connaître ma position vis à vis du Don d'Organes ?

Si je refuse tout prélèvement d'organes le jour de mon décès, j'ai la possibilité de m'inscrire sur le Registre National des Refus, auprès de l'Agence de la biomédecine. J'aurai dès lors l'assurance de ne pas être prélevé.

Si au contraire je suis résolument POUR le Don d'Organes, je dois :

 le signaler à mes proches pour qu'ils puissent témoigner de ma volonté,
 mieux, porter sur moi une carte de donneur d'organes. Celle-ci n'est pas obligatoire mais facilite grandement le don. Elle me permet d'affirmer ma position et signifie que "j'accepte que le jour de mon décès, si les circonstances le permettent, on me prélève des organes pour greffer à des malades en attente".
Je peux mentionner à mes proches ma volonté d'exclure du prélèvement un ou des organes particuliers.
 

Il n'y a pas d'âge minimum pour prendre sa carte de donneur : même un mineur peut affirmer ainsi sa position. Il faut simplement savoir qu'en cas de décès (idem pour un majeur faisant l'objet d'une mesure de protection légale), le prélèvement ne peut avoir lieu qu'avec l'accord des parents. L'expérience prouve que de connaître la position de leur enfant facilite le choix des parents.

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En France, les premiers textes de lois relatifs au don d'organes datent de 1887. Les dispositions législatives en la matière ont rapidement évolué après la deuxième guerre et ont abouti en 2004 à la loi relative à la bioéthiquecomplétée par une série de décrets publiés en 2005.

Cette loi reprend un certain nombre de grands principes quant à l'utilisation des organes : principes du consentement du donneur, de la gratuité, de l'anonymat, de l'interdiction de publicité ainsi que de sécurité sanitaire et de biovigilance.

Elle précise également les règles relatives aux prélèvements d'organes et les modalités d'organisation administrative des activités relatives au don d'organes.

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Pour en savoir plus sur ce contexte juridique, nous vous proposons ci-dessous de :

 

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